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Ces extraits, ces témoignages que nous pourrions aussi intituler « Maux d’aidants », ont pour but de faire connaître un quotidien, une souffrance, souvent éloignés des préoccupations du milieu que nous qualifions d’ordinaire ou tout simplement inconnues par manque d’information.

 
En effet, les enfants différents, porteurs de handicap, et leurs proches sont bien souvent exclus de la vie sociale. Des associations comme Api-End ont pour vocation d’aider à l’Intégration et à la Socialisation de cette population extrêmement fragilisée.

 
Il faut savoir que notre projet associatif peut subsister grâce aux subventions publiques accordées… L’arrêt d’attributions met en péril notre devenir, et avec nous, celui des projets d’intégration des enfants, adolescents et jeunes adultes différents.
Ces récits ont été élaborés en Février-Mars 2009, qui fut une période difficile pour Api-End....

 
Nous vous proposons les témoignages des familles mais aussi des salariés ou des bénévoles de l’association. Nous tenons ainsi à faire connaître, concrètement, les actions que nous menons, leur intérêt, leur utilité, leur bienfondé,…

 
Les témoignages qui suivent sont volontairement éparses, non classés, non corrigés afin de vous transmettre les éléments de façon brute et non édulcorée.

 


Nous vous souhaitons une lecture agréable et instructive.

 

Témoignage de Jean

API-END, créée en 2000 par un groupe de parents et des professionnels est une formidable association. A l’origine, il s’agissait d’aider les parents dans les démarches d’insertion scolaires et d’autonomie de leurs enfants.

En septembre 2006, une nouvelle équipe a été élue pour diriger et influer un nouveau dynamisme, c’est cette démarche qui a motivé la création de 3 cellules: API Jeunesse, API-Parents, API-Famille.

Le développement de ces 3 pôles d’intérêts permet d’offrir aux parents des perspectives  dans l’écoute, l’échange, et la prise en considération de leurs besoins.

Mon ressenti sur le vécu à l’intérieur de l’association, est fait d’émotions, de joies, de déception, d’impuissance, mais aussi de grandes satisfactions , de questionnement et de remise en cause.

Je voudrais rendre hommage au dévouement, à la générosité, à  l’altruisme de notre personnel. API-END participe au développement des petits boulots, ce qui est une mutation culturelle pour les gens de ma génération, et je salue le courage de notre jeunesse de s’adapter à ce nouveau mode économique.

L’Association me permet d’être acteur dans le tissu associatif.

Bénévole, je participe suivant mes convictions à l’intérêt des enfants fragilisés par le handicap.

Qu’est ce que l’on peut donner si on ne donne pas de son temps ?

L’émotion est forte, lorsque après avoir pris la décision de faire chanter nos jeunes pour le spectacle de Noël, la réalisation est proportionnelle à la demande, elle dépasse  l’attente, le résultat se mesure dans le regard des enfants et dans l’expression verbale : « on l’a fait ‘’.

La joie de voir enfants différents et enfants ordinaires, réunis dans un même lieu, jouer ensemble, associés dans une même équipe ils s’aident et s’encouragent pour gagner les duels. A table, ils partagent le repas, la même gaîté et les mêmes rires.

C’était une journée de mixité réussie.

La satisfaction d’avoir contribué à créer les relations entre tous les groupes d’enfants différents. Eux si souvent seuls, attendent avec impatience le moment de se retrouver, se rencontrer autour d’un même plaisir : bowling, musique, sports, sorties…

Le plaisir d’être accepté par eux, et de recevoir leur regard, ou de faire la bise.

La satisfaction d’avoir participé à la mise en place de projets individualisés, où chaque enfant acquiert son autonomie. L’analyse des grilles individuelles d’évaluation me conforte dans la poursuite des projets et lance le défi pour d’autres voies de progrès.

La conception du projet d’autonomie en milieu urbain est exaltante. Donner les moyens à ces enfants d’être autonomes dans leur déplacement, c’est croire à leur potentiel, c’est leur permettre d’accéder aux meilleures perspectives. Ce projet est fantastique, car il englobe les espoirs et les espérances que l’on peut formuler. Il montre aux professionnels que ces enfants ont des capacités inexploitées. Là aussi, les résultats sont probants.

La pugnacité  est récompensée, lorsqu’un projet d’insertion professionnelle poursuivi pendant quatre ans se concrétise par une embauche. Cette réussite permet d’affirmer que d’autres jeunes peuvent suivre la même voie.

Le vécu n’est pas que triomphe, il y a la déception et l’impuissance auxquelles il faut faire face.

Déception lorsqu’on confond projet et catalogue d’activités, égocentrisme et esprit associatif. La tolérance aide à comprendre et à supporter certaines attitudes.

Mon questionnement dans l’approche de ces enfants et ma remise en cause en matière de pédagogie. J’ai compris que ces enfants ont le droit de ne pas comprendre.

Déception et impuissance, lorsque l’État failli à ses obligations en n’accordant pas les moyens financiers, il faut alors se tourner vers les collectivités, les Organismes publics, les fonds privés. Il faut croire et être persuadé du bon droit de nos enfants d’être identifiés tout comme un chacun  pour aller démarcher, faire l’avocat de l’Association.

Convaincre et persuader nos financeurs de la nécessité et de la pertinence de nos actions, présenter des bilans qualitatifs et quantitatifs des réalisations, c’est le quotidien de mes interventions.

Valorisation, lorsque les référents en matière de handicap nous encouragent et nous donnent un satisfecit pour l’ensemble de notre travail.

Valorisation, lorsque le Centre Ressource d’Autisme nous propose une convention liant leurs travaux et nos activités.

Valorisation, lorsque le Ministère de Jeunesse et  Sports nous délivre l’agrément d’éducation populaire.

Ma  réflexion permanente au quotidien est : comment pérenniser l’Association ?

Car API-END est rentrée dans la modernité, sa gestion en matière de ressources humaines et en gestion financière, demande réflexion et analyse sans occulter pour autant l’esprit associatif. Être bénévole, et être confronté à des situations identiques à celles des chefs d’entreprises est un paradoxe. Mais les paradoxes sont des vérités qui choquent par leur grande nouveauté.

En acceptant la responsabilité de présider l’association, j’ai engagé ma parole, en promettant à ces enfants fragilisés par le handicap de les aider, dans l’intégration et la socialisation.

Toutes les actions engagées vont dans ce sens, et il est regrettable que le manque de subventions donne un coup de frein brutal et fasse chanceler l’édifice. Les témoignages que nous recevons nous encouragent pour l’avenir.

Je terminerais par ce conseil maxime de Paul Valéry : ‘’ Il dépend de celui qui passe, que je sois tombe ou trésor … ‘’ API-END  mérite qu’on lui consacre un peu de son temps et de son énergie, il y a tant à faire…

Mr. C. Jean

 


Cagnes, le 26 février 09

Mesdames, Messieurs,

Quoi de plus facile que d’accéder aux Sports pour un enfant d’une dizaine d’année ; la commune de Cagnes offre des passeports sportifs où les enfants changent d’activités par trimestre : un sport collectif comme le hand-ball, un peu de gymnastique et la piscine.

C’est le sport préféré de Léo, mon fils, qui du haut de ses 11 ans n’est curieusement jamais le bienvenu dans les Clubs.

L’antenne Handisport du Parc Sportif offre aux déficients moteurs une découverte des Sports mais pas aux déficients mentaux sans problème moteur !

Pourtant, il ne lui a fallu que 2 ans pour apprendre à nager et ce, uniquement grâce au professionnalisme et «au bon cœur» d’un maître nageur bénévole, Louis Annieli, qui sur son temps libre, s’est occupé de Léo juste avant l’ouverture de la piscine au public.

C’est bien, non, pour un enfant porteur d’un handicap, la Trisomie 21 !!!

Initiation à la musique…nous n’acceptons pas …les ……..enfants ayant des difficultés d’apprentissages ….même s’ils ont le rythme dans la peau.

Les portes se ferment rapidement lorsque l’on parle d’un enfant différent

Et puis Api-End !!!

Une bulle d’oxygène pour moi dans ce parcours du «combattant sportif». Enfin une association dont l’action vise à offrir son aide aux familles dans la réalisation de leurs projets. Développer l’autonomie du futur adulte pour faciliter son insertion sociale. Ce n’est pas le rôle de l’État, çà ! Ceci est certainement un autre débat !

Il est heureux de constater que les portes s’ouvrent lorsque l’on associe à nos enfants la présence rassurante d’un éducateur sportif ! Léo a retrouvé le chemin de la piscine et il apprend maintenant à faire du vélo. De plus, il est invité les samedis après-midi, il n’est plus seul.

Il participe à de nombreuses activités qui contribuent à son éveil : il fait du bateau, il découvre le golf, s’initie au Bowling de Nice en compagnie de ses camarades ou s’éclate à faire de la musique et du rythme grâce aux après-midi récréatifs mis en place par API-END.

Il vit en société, cet adulte de demain.

Peut-être intègrera-t’ il un club de Water-polo et qu’il ira seul à vélo…..

Merci d’aider API-END à concrétiser le futur de nos enfants.

Mme M.Nathalie

TÉMOIGNAGES D’UNE A.I.S RELATANT SON VÉCU AU SEIN D’API-END

Avec l’espoir qu’ils seront lus de la première ligne à la dernière ligne !!!

Chers lecteurs prenez le temps pour les lire, comme j’ai pris du temps pour les rédiger.

Merci

A.I.S depuis un an à API-END, j’ai pu apprécier l’action efficace de cette association ayant en charge l’accompagnement « d’enfants différents » dans le but de leur intégration au sein de la société.

En effet API-END organise des sorties où la mixité (handicap, et non handicap), entre les enfants permet à chacun de se découvrir, de mieux se connaître réciproquement et de s’accepter.

Elle assure de surcroît aux parents, la possibilité d’un accompagnement individuel pour ces enfants.

C’est déjà là un moyen d’intégration non négligeable, et qui ne peut qu’être  bénéfique, pour la personne handicapée, lui permettant une approche vers l’autonomie dans un futur plus au moins éloigné.

Quant à la société elle verra s’alléger, d’autant plus, sa prise en charge de ces adultes en devenir.

Malheureusement, API-END c’est vu réduire les subventions qui lui avaient été accordées les années précédentes.

Cela a eu pour conséquence néfaste, la suppression totale des sorties collectives et la diminution des accompagnements individuels.

Il faut d’ailleurs savoir et donc préciser, que ces mêmes accompagnements individuels, sont à ce jour majoritairement supprimés, certains parents ne pouvant pas toujours les financés à la place d’API-END.

Aussi je me sens dans l’obligation d’apporter quelques témoignages vécus au sein d’API-END, qui ne peuvent que corroborer la nécessaire intégration de ces jeunes dits « différents des autres ».

Et j’ajouterai qu’ils démontrent également leurs capacités à acquérir leur propre autonomie.

- lors de mon premier accompagnement individuel en milieu aquatique auprès d’un jeune autiste de 6 ans, qui présentait également certaines difficultés motrices, il c’est avéré, après plusieurs mois d’activité en piscine, que ce petit garçon enjoué, volontaire, enthousiaste, et éprouvant un très grand plaisir dans l’eau, c’était suffisamment musclé pour finalement parvenir à effectuer des mouvements de locomotions, tels que descendre des marches et s’accroupir.

- je citerai maintenant mon accompagnement tout aussi individuel auprès d’un autre jeune autiste en activité d’escalade au sein d’un groupe d’enfants dits « normaux ».

Après des explications apportées au groupe sur le handicap de ce jeune autiste ; ils l’on aussitôt intégré. Quant à l’enfant porteur de handicap bien qu’étant volontaire, enjoué, coopératif et très attiré par l’escalade, il montrait de sérieux signes d’angoisse et d’impatience.

Après quelques semaines grâce à cette intégration au sein du groupe, mais également et surtout, à l’encadrement et l’accompagnement hebdomadaires, de l’A.I.S que je suis et qui est rémunérée par API-END, il a fini par trouver sérénité et plénitude du début à la fin des cours d’escalade.

- depuis quelques temps j’accompagne un petit trisomique pour une activité aquatique. Lui aussi très à l’aise et attiré par son activité montre de la volonté et beaucoup d’humour et aime « chahuter » avec moi. Il est vrai qu’une complicité, et une confiance sont nées réciproquement.

Je me suis rendu compte que les apprentissages nouveaux ne lui faisaient nullement peur et bien au contraire le motivent.

Grâce à ce comportement tout aussi coopératif que celui que quiconque, j’arrive à lui faire acquérir des mouvements qu’il méconnaissait, et à le faire progresser.

Après ces interventions individuelles, je témoignerai de mes accompagnements lors de sorties en groupe, où chaque enfant était encadré par un A. I. S d’API-END.

- la première de ces sorties a consistée à emmener les enfants d’API-END dans une colonie à Andon où étaient accueillis des enfants sans handicap de Cagnes-sur-Mer.

Que ce soit dans le car ou toute la journée, tout c’est très bien déroulé.

La mixité entre les jeunes d’API-END et leurs hôtes, a été enrichissante pour tout à chacun.

- puis au cours des sorties à accro branches, les enfants porteurs de handicap, ont révélé non seulement leur volontarisme mais aussi leur habileté, alors qu’ils se trouvaient dans des situations aventureuses.

Il a suffit en début de séance que les A.I.S leur rappellent les règles de patience, courtoisie, discipline, vis-à-vis de tous, pour que ces enfants, conscients du danger, soient tout autant que n’importe quels autres, capables de réussir les ascensions avec envie,

Plaisir, et fassent même preuve de pétulance.

J’ajouterai qu’ils ont montré leur esprit de discipline, solidarité, entraide, respect… les uns envers les autres, sous notre vigilance.

Nous avons aussi constaté  que l’échange au sein de la mixité (handicap et non handicap) avait été réciproquement des plus fructueux.

On ne peut nier que pour de telles activités, un accompagnant A.I.S pour un enfant est indispensable et donc essentiel.

- je continuerai par des après-midi au bowling, où là encore un nombre conséquent d’A.I.S encadrait soit des ados, soit des petits porteurs de handicap.

Curieux de ce nouveau loisir, les petits s’y défoulèrent avec gaîté, mais notre présence a permis de les cadrer en leur rappelant les consignes sportives : règles du jeu ; position du joueur ; s’avoir attendre son tour.

Pour les ados, il c’est installée une franche concurrence sportive, mêlée d’un grand plaisir à jouer. Chacun prenait les A.I.S à témoin de leurs exploits.

Je retiendrai particulièrement l’exemple d’un jeune de 18 ans atteint d’une vision et audition très limitée et que j’ai accompagné jusqu’au bord de la piste, le faisant s’accroupir pour ses lancés.

De la voix, et posant mes mains sur les siennes, je l’ai guidé pour envoyer sa boule.

Il était soucieux de savoir les résultats de son lancé, mais aussi sollicitait mes indications sur la direction vers laquelle il devait lancer sa boule pour réussir le plus précisément possible pour toucher les quilles qui restaient.

Je me souviendrai longtemps du sourire de satisfaction et de fierté qu’il eu lorsque je lui annonçais qu’il avait réussit un Strike (maximum de points).

Je n’en fus pas moins fière !!!

Par ailleurs j’ai retrouvé ce même sourire chez ce jeune homme lorsqu’à l’occasion d’une après-midi sportive il réussissait, aidé de mes directives verbales, à marquer des paniers au basket.

Je finirai mes témoignages par celui qui m’a aussi profondément touché : la préparation, la réalisation et la présentation du noël d’API-END 2008.

Si tous, enfants, parents, Personnels de notre association assistèrent aux numéros de spectacle financé par API-END, les petits reçurent leur cadeau avec beaucoup de surprise, émerveillement et plaisir.

Quant aux ados, non seulement ils furent aussi gâtés par un cadeau, mais ils avaient prévus un cadeau affectueux pour leur famille, avec notre concours répétitif, en faisant l’apprentissage d’une chanson qu’ils présentèrent au large public présent.

Il faut souligner que pendant trois après-midi, les A.I.S d’API-END, sont  parvenus non seulement à apprendre la chanson à ces jeunes gens, mais surtout à leur faire surpasser leurs angoisses, leurs appréhensions et leurs doutes, à pouvoir présenter leur chant devant un public de Proches.

C’est aussi grâce à leur volonté, leur patience et leur humour, que ces jeunes ont réussis cet exploit qui les a rendus très fiers d’eux.

Autant dire que pendant le déroulement de ce spectacle chanté, l’émotion a submergé tous les spectateurs, mais aussi les acteurs, enfants et A.I.S réunis.

Je fus particulièrement émue par la phrase d’un de ces jeunes qui me prenant les mains et me regardant droit dans les yeux, me dit avec une joie mêlée de fierté et d’étonnement : « ON L’A FAIT !! ? … ».

Oui ils l’ont bien fait ! Mais depuis février 2009 qu’ont-ils fait ? Et en décembre 2009, pourront-ils renouveler cet exploit ?

Étant les premiers concernés, peut être serait-il judicieux d’interroger directement ceux, aptes à s’exprimer, pour savoir comment ils ressentent cette absence d’activités depuis ce dernier mois…

En conclusion, je tiens à  dire que ces enfants qui au quotidien doivent vivre avec leur handicap, sont de surcroît injustement punis, pénalisés par rapport aux autres enfants uniquement parce que leur handicap nécessite un accompagnement approprié.

API-END permettait justement cet accompagnent jusqu’à ce qu’elle se voit supprimée certaines subventions.

Mme B.Corinne

Aux commissions d’attribution

PAULINE et API-END

Maman d’une enfant « différente » de 15 ans, c’est un combat lourd et onéreux pour la gestion et la prise en charge des apprentissages et  l’intégration de ma fille dans une société qui vient à peine de reconnaître son droit à l’éducation et qui se voit obligée de lui faire une place !

En attendant, si elle n’est plus « négligée » Pauline n’est  pas encore « intégrée » et c’est nous parents qui jouons le rôle d’éducateurs, d’animateurs, de professeurs… en sus de celui de parents.

Alors lorsqu’une association de bénévoles comme Api-End embauche, forme et gère un groupe d’animateurs qu’elle sensibilise à une multitude de handicaps pour permettre  à nos enfants de se rencontrer et d’échanger comme des adolescents « ordinaires » car ils ont les mêmes besoins et les mêmes aspirations : pour aller au cinéma, boire un soda, faire les magasins entre eux sans la lourde tutelle et le regard parentaux, j’applaudis des deux mains !

Car Pauline rigole, s’amuse, demande chaque vendredi quel est le programme du samedi « Api-End avec les copains ». Eh oui 2 heures et demi de bonheur, de loisirs, d’activités adaptés à son âge et à ses possibilités, c’est le pied !... d’autant que les copains on en a besoin…surtout lorsqu’on est scolarisé dans des institutions situées loin du domicile et qu’on ne peut pas s’en faire à la maison, et que ceux de l’école ils sont éparpillés dans tout le département…

…et puis pouvoir aller à la piscine, faire du basket ou tout autre sport sans se faire refuser par le moniteur pour cause de fragilité ou d’exigence d’attention, de mesures particulières qui « grèveraient » le groupe des autres, les « normaux », tout simplement parce Api-end permet l’accompagnement par un adulte responsable et compétent qui va aider tout le monde et permettre une participation de tous et donc la réussite de l’intégration…

Et que dire de la possibilité d’avoir quelqu’un pour aider Pauline à comprendre comment on achète une baguette ou une place de bus dans le contexte de sa ville, dans la vraie vie, pas celle protégée des institutions qui ont le mérite d’exister mais pas les moyens humains et matériels de faire du « sur mesure » pour nos enfants dont c’est le principal besoin.

Apprendre à compter dans sa chambre avec des « Chocobons » et le droit d’en manger 1 ou 2 et d’inviter sa formatrice à boire un jus de fruit à la brasserie comme « une grande » quand la soustraction est réussie, quel moyen d’avancer!

…surtout qu’en plus on en profite pour apprendre à se diriger, à reconnaître les noms des rues, les emplacements piétonniers, la sécurité… et tout ça mine de rien !

Jusqu’à la suspension d’une subvention.

Celle qui soutient et autorise ces fabuleux projets !

Comment expliquer à Pauline que nous n’avons pas les moyens et la disponibilité nécessaires pour organiser toutes ces interventions et ces rencontres qui lui donnent de la joie, la possibilité de faire du sport, d’apprendre à son rythme, de se socialiser et lui permettent, à terme, une meilleure autonomie et donc l’intégration dans notre monde ?

Comment expliquer à nos enfants que sans le soutien conjugué de l’État, des Institutions et des pouvoirs publics on ne peut les aider à grandir, évoluer et devenir plus forts au même titre que les autres?

Et comment faire si, quelle qu’en soit la raison, ces moyens ne nous sont pas donnés pour faire appliquer, comme pour toute personne, le « droit à l’éducation » ?

Nous parents, la seule solution que nous ayons trouvé c’est l’association Api-End, et c’est la seule sur notre département qui va être à l’écoute des besoins de nos enfants et tenter d’en résoudre une partie en mettant à leur disposition des outils et des compétences humaines.

Mais pour que cela fonctionne, et malgré tout notre soutien les bonnes volontés, il faut des sous…

Mme P.O. Marie-Noëlle

 


Nous sommes adhérents à API-END depuis sa création il y a dix ans.

Nous avons vu une très nette progression de cette association surtout depuis deux ans où une nouvelle équipe l’a dirige.

Jusqu’à la suspension de la subvention de la CPAM, il y avait des activités loisirs où nos jeunes avaient un immense plaisir à se retrouver ce qui a favorisé des liens de camaraderie en dehors de l’association.

Ces activités permettaient des apprentissages qui leurs sont nécessaires dans la vie de tous les jours ; aller demander les horaires de bus pour envisager de le prendre, aller faire des petits achats alimentaire, aller demander les papiers à fournir pour un renouvellement de carte d’identité…

Plus particulièrement, API-END a permis à notre jeune âgé aujourd’hui de 20 ans, de pouvoir faire une intégration professionnelle dans une supérette.

A l’âge de 16ans, pendant les vacances scolaire de Février, notre fils avec l’aide d’un AIS d’API-END a travaillé pour se rendre compte si le poste de magasinier lui plaisait. Au vu de son enthousiasme et de son travail rendu la gérante du Marché u a demandé de passer une convention avec l’association afin que notre fils puisse  aller à la supérette tous les samedis matins avec l’AIS.

API-END a mis tout en œuvre pour réaliser cette demande.

Grâce à cette volonté d’agir que nous n’avons pas trouvé auprès de la structure dite spécialisée que fréquente notre fils depuis 6 ans, aujourd’hui, Cédric va signer son contrat d’embauche avec le Marché u.

Nous déplorons que d’autres jeunes d’API-END ne puissent pas connaître la même expérience à cause  des organismes financeurs qui ne veulent plus subventionner l’association. Outre le monde du travail, nous n’oublions pas aussi l’aide qu’API-END nous a apporté dans le domaine de l’autonomie urbaine.

Pour pouvoir être accueilli à l’IMPRO d’Antibes, le personnel de cette structure spécialisée nous a obligé à ce que notre fils soit autonome pour se rendre de notre domicile à cette structure et vis ver ça.

Ce qui pour nous, parent, nous a demandé de ne pas travailler un après midi et une matinée par semaine, pour apprendre à notre enfant les trajets.

L’IMPRO ne s’est pas investi mais a exigé.

Nous avons appris à notre fils les bus prioritaires (le 200 du Conseil Général et le 6 Envibus).

Nous avons fait appel à API-END pour mieux sécuriser ses trajets afin que si les différents bus ne s’arrêtaient pas aux arrêts appris, notre jeune sache où il pouvait reprendre un autre bus et poursuivre son chemin.

En même temps, il fallait continuer l’apprentissage de l’utilisation du téléphone portable, afin, qu’il puisse nous  appeler pour nous dire où il en était dans ses trajets et si éventuellement il était perdu.

Tous ces apprentissages de la vie courante qu’un jeune «  nanda « effectue sans presque de difficultés,  sont des actes que nos jeunes acquièrent à force d’habitude et de persévérances.

C’est pour cela que nous ne remercierons jamais assez tous ces AIS qui par leur enthousiasme, leur persévérance, leur croyance en nos jeunes, leur dévouement, font un travail de haute qualité que bien des structures dites spécialisées pourraient s’inspirer.

En tant que parents d’un jeune handicapé, donc connaisseur en la matière, qui mieux que nous, peut témoigner du bien fondé d’API-END sur la population qu’elle a pu accueillir jusqu’à la suppression de ses subventions ?

Il faudra que les subventionneurs assument leurs lourdes conséquences envers nos enfants, nos jeunes, envers la fratrie de cette population et envers tous ces parents qui n’ont plus de bouffée d’oxygène que leur offrait API-END.

Mr et Mme C. Sylvie

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  • : L'Association Pour l’Intégration des ENfants Différents. A pour but d'aider et de soutenir les parents dans la prise en charge concrète de leur enfant.Aider les parents en leur offrant la possibilité de développer des projets individualisés et personnalisés pour leur enfant permettra d'améliorer leurs perspectives.Notre action vise à créer les conditions d'intégration effective des enfants,adolescents et jeune adultes par des activités extrascolaires,culturelles,sportives et professionnelles.
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